Thèse Espaces Partagés et Nouvelles Formes d'Habitabilité une Approche Pluridisciplinaire du Co-Housing H/F - Doctorat.Gouv.Fr
- CDD
- Doctorat.Gouv.Fr
Les missions du poste
Établissement : Nîmes Université École doctorale : Risques et Société Laboratoire de recherche : PROJEKT équipe d'accueil en Design Direction de la thèse : MICHELA DENI ORCID 0009000079940836 Début de la thèse : 2026-10-01 Date limite de candidature : 2026-06-30T23:59:59 Cette proposition de recherche doctorale s'inscrit dans une réflexion sur le développement durable, plus particulièrement sur les enjeux de soutenabilité sociale, de gestion collective des espaces ainsi que sur les vulnérabilités sociales, démographiques et environnementales contemporaines. Elle interroge plus particulièrement les transformations contemporaines des relations entre habitat, socialité, spatialité et pratiques du commun. À l'intersection de la sémiotique, du design des espaces et des études urbaines, cette recherche entend contribuer à l'analyse des formes contemporaines de coexistence et des nouvelles modalités d'organisation collective de la vie quotidienne.
Dans le contexte actuel marqué par des transformations économiques, sociales et environnementales, les espaces de cohabitation apparaissent comme un terrain particulièrement pertinent pour analyser les mutations contemporaines des manières d'habiter ainsi que les risques liés aux vulnérabilités sociales et relationnelles. Le projet propose une recherche pluridisciplinaire sur les espaces de co-housing et sur les formes contemporaines du vivre-ensemble, non seulement comme des réponses fonctionnelles aux transformations du logement, de la mobilité ou des structures familiales, mais également comme des environnements relationnels, symboliques et matériels dans lesquels se reconfigurent les relations sociales, les usages quotidiens et les modalités de la vie collective. Les pratiques de co-housing et d'habitat partagé peuvent ainsi être envisagées comme des modèles de vie alternatifs favorisant la réduction de l'isolement social, la mutualisation des espaces et des usages, le développement de modes de vie collaboratifs ainsi que des dynamiques de solidarité quotidienne. Dans cette perspective, la recherche considère les espaces de co-housing comme des laboratoires potentiels de transition sociale, relationnelle et environnementale permettant d'explorer des conditions d'habitat plus durables. Elle propose d'examiner comment la co-conception et les méthodologies participatives du design peuvent contribuer à imaginer et à favoriser de nouvelles pratiques d'habitabilité et de coexistence permettant de lutter contre l'isolement social et la fragilisation des liens collectifs.
Sur le plan méthodologique, cette recherche repose sur une approche qualitative et pluridisciplinaire mobilisant le design social, la sémiotique, la sociologie et les études urbaines. En particulier il s'agira d'analyser les espaces et les pratiques d'usage quotidiennes par l'ethno-sémiotique, par l'étude des représentations sociales et, éventuellement, par des entretiens exploratoires avec des habitants de structures de co-housing ou d'habitats partagés. La thèse intégrera à la fois une dimension analytique et prospective, cette dernière s'appuyant sur une approche expérimentale et projectuelle, à travers des démarches participatives et l'élaboration de scénarios de projets visant à améliorer et à concevoir de nouvelles manières d'habiter collectivement. Une attention particulière sera portée à l'identification de dynamiques relationnelles produites par les espaces partagés, aux formes de coopération et de négociation qui émergent dans les pratiques de cohabitation, ainsi qu'aux représentations sociales associées aux nouvelles formes d'habiter collectivement.
L'objectif de cette recherche sera ainsi de développer une réflexion sur les espaces habités à travers les dimensions symboliques des modes de vie et des pratiques quotidiennes contemporaines, en explorant comment les méthodes croisant en particulier la sémiotique et le design social par la recherche-projet peuvent favoriser à la fois la compréhension et la construction de nouvelles formes de socialité capables de contribuer à la réduction des vulnérabilités sociales liées aux transformations contemporaines des modes d'habiter.
En cohérence avec l'IRIS de Nîmes Université et tout particulièrement le projet Gardener, cette recherche doctorale se développe au sein de l'axe 2 « Design et vulnérabilités » de l'UPR Projekt, la thématique concernée est la 2.3 Care, collectifs et engagements.
Les recherches contemporaines sur les formes collectives d'habiter et les espaces partagés mobilisent de plus en plus des approches pluridisciplinaires et interdisciplinaires associant sciences sociales, sémiotique et études environnementales. Dans un contexte de transformation des modes de vie, de mobilité croissante et d'évolution des relations sociales, les espaces de co-housing et les habitats collectifs constituent des terrains d'observation privilégiés pour analyser les nouvelles formes de coexistence ainsi que les dynamiques de réduction des risques sociaux, relationnels et environnementaux liés aux transformations contemporaines de l'habitat. Le projet s'inscrit dans ces débats en développant une réflexion sur les espaces de cohabitation comme lieux d'interaction entre dimensions sociales.
- Étudier les espaces partagés comme dispositifs contemporains du vivre-ensemble.
- Analyser les dynamiques sociales, symboliques et relationnelles qui émergent au sein des espaces partagés.
- Interroger les risques et les vulnérabilités sociales, démographiques et environnementales liés aux transformations contemporaines de l'habitat.
- Développer une approche pluridisciplinaire articulant le design social, la sémiotique et les sciences sociales.
- Explorer le rôle des pratiques participatives et de la co-conception dans les transformations des formes contemporaines de l'habitat collectif.
- Produire une réflexion critique et projectuelle sur les nouvelles formes d'habiter.
- Concevoir des scénarios sur les nouvelles manières d'habiter collectivement.
L'ancrage théorique de cette recherche-projet s'articule autour de la relation entre la sémiotique des espaces domestiques et le design social, mobilisant des méthodologies qualitatives pluridisciplinaires et la co-conception. Des ateliers collaboratifs, des scénarios projectuels et des expérimentations méthodologiques sont envisagés afin d'explorer les transformations possibles des espaces de co-housing et des pratiques collectives associées. Le projet pourra ainsi intégrer une dimension expérimentale et projectuelle à travers l'élaboration de pistes de conception, de dispositifs participatifs ou d'outils méthodologiques liés aux formes contemporaines d'habitat collectif.
Le profil recherché
Doctorant étranger formé à l'étranger. Formation en sciences humaines et sociales, de préférence en sémiotique et design, avec des connaissances en sociologie, études urbaines et design social. Intérêt pour les approches pluridisciplinaires, compétences en analyse qualitative et expérience dans la recherche liée à l'habiter, aux espaces sociaux et aux pratiques quotidiennes.